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Intégration européenne : « plus de cohérence envers les pays des Balkans »

Traduit par Jacqueline Derens
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 27 juillet 2009
Mise en ligne : vendredi 31 juillet 2009
Alors que son pays préside l’Union européenne depuis le 1er juillet, le ministre des Affaires étrangères suédois a déclaré au Financial Times qu’il était temps que l’Europe adopte une stratégie cohérente d’intégration des pays des Balkans occidentaux. Sans cela, Carl Bildt prévient que les forces nationalistes risquent de reprendre la main face au camp pro-européen. Des propos qui interviennent alors que le régime des visas n’a pas été levé pour tous les États de la région.
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Carl Bildt (© AP)

Faute d’une politique cohérente d’intégration des pays des Balkans à l’Union européenne, celle-ci risque de perdre toute crédibilité et de favoriser l’instabilité. C’est l’avertissement de que lance Carl Bildt, le ministre des Affaires étrangères suédois, dont le pays préside l’UE depuis le 1er juillet, dans un entretien accordé au Financial Times.

« Si l’Europe ralentit ou même arrête le mouvement d’intégration de ces pays, on risque de voir d’autres forces prendre la direction des opérations. Cela sera néfaste à la crédibilité de l’Europe dans le monde. Le succès de notre politique dans cette région affectera notre crédibilité à l’échelle mondiale ».

Cet avertissement survient, alors que l’avenir du rôle de l’Union européenne dans les Balkans fait débat localement et dans toute l’Europe. Des critiques ont mis en avant le manque de stratégie cohérente de l’UE envers les pays des Balkans, une région à la stabilité encore très fragile.

Alors que la Bosnie-Herzégovine traverse une crise politique grave, des signes de tensions politiques, ethniques, économiques et sociales couvent dans des pays comme la Serbie, le Kosovo et la Macédoine.

Pour Carl Bildt, il y a un danger de voir les forces nationalistes y gagner du terrain aux dépens des forces proeuropéennes si l’espoir d’intégration dans l’UE s’éloigne.

Dans son entretien, le ministre des Affaires étrangères suédois souligne le fait que l’exclusion de la Bosnie-Herzégovine dans le plan de libéralisation des visas est « « un rappel » aux dirigeants locaux que leurs interminables querelles pourraient mettre le pays en dernière position sur le chemin de l’intégration européenne.

D’autres ne partagent pas cet avis. Interrogé par le quotidien autrichien Die Presse, le ministre des Affaires étrangères slovaque, Miroslav Lajcak parle de son côté de « discrimination ».

La communauté internationale ne sait pas ce qu’elle veut et il n’y a pas de règles claires » a dit-il déclaré. Miroslav Lajcak a été Haut Représentant de l’UE en Bosnie-Herzégovine.