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Eleftherotypia
Grèce : un poste de police visé par une attaque à main arméeTraduit par Laurelou Piguet
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 28 octobre 2009
Mise en ligne : jeudi 29 octobre 2009
Une attaque à main armée contre le poste de police d’Aghia Paraskevi, à Athènes, a été commise par des inconnus à 21h40 mardi 27 octobre. Six policiers ont été blessés, deux d’entre eux sont dans un état grave. L’ensemble de la classe politique condamne cet attentat. Yorgos Papandréou, Premier ministre, et Michalis Chrysochoïdis, ministre de la protection du citoyen, sont allés rendre visite aux blessés.
L’attaque
Selon la police, trois inconnus sur deux motos se sont approchés du poste de police qui se trouve rue Pentelis, et ont tiré sur le gardien et un autre policier. Six policiers ont été blessés par les coups de feu. Deux policiers, dont une femme stagiaire et un garde spécial, ont été gravement blessés. Ce dernier se trouve à présent hors de danger, ses organes vitaux n’ont pas été touchés grâce au gilet pare-balles qu’il portait. La femme se trouve dans un état jugé grave mais stationnaire. Ils ont reçu des balles dans le thorax et le ventre, tandis que trois autres ont été légèrement blessés. Un autre policier a été très légèrement blessé. Un passant de 47 ans qui se trouvait par hasard sur les lieux de l’attaque a été victime d’un malaise et transporté en état de choc à l’hôpital. Tous les policiers touchés par cette attaque ont entre 23 et 30 ans. Selon un communiqué de la police, 99 douilles ont été retrouvées ainsi qu’une goupille de grenade. De même, trois motos volées ont été localisées à Aghia Paraskevi. Ces trois motos, trouvées dans un terrain vague près du métro à Aghia Paraskevi auraient pu servir de moyen de transport aux malfaiteurs. Elles avaient toutes trois été volées au cours du mois d’octobre dans différents quartiers d’Athènes. Fort de ces éléments, le ministre de la Protection du citoyen a dit qu’il s’agissait d’une attaque « préméditée et préparée ». Les renseignements recueillis permettent de dire que six personnes circulaient à bord de ces engins, dont peut-être une femme. Les réactions Le ministre de la protection du citoyen, Michalis Chrysochoïdis a parlé d’une attaque aveugle dont la cible est la société grecque avant de souligner que la République n’avait pas peur. Le ministre a affirmé qu’il s’agissait d’une « attaque lâche, criminelle et terroriste ». « Je condamne de la façon la plus ferme cet acte et affirme que la violence criminelle est le pire ennemi de la société. La République n’a pas peur, et nous répondrons à cet acte de façon immédiate et décisive », a-t-il ajouté. Il a souligné aussi l’âge des policiers blessés « tous dans la vingtaine ». S’adressant aux malfaiteurs, il a assuré qu’ils ne lui échapperaient pas. Il a également annoncé qu’un nouveau plan de lutte contre la criminalité était à l’étude et serait présenté prochainement. L’ensemble de la classe politique a condamné cet attentat. Une enquête a été ouverte pour retrouver les malfaiteurs. Selon le journal To Vima, des attaques du même type ont déjà été enregistrées contre des postes de police le 30 avril 2007 et le 3 février 2009. Elles avaient été revendiquées par des groupuscules d’extrême-gauche. |
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