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Macédoine : boycott des classes de macédonien par les minorités

Traduit par Julie Quetier
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 20 janvier 2010
Mise en ligne : mercredi 20 janvier 2010
Les écoles primaires de Macédoine doivent faire face à un problème de fond suite à la décision avancée par le ministre de l’Éducation et des Sciences de rendre l’apprentissage de la langue macédonienne pour les minorités dès la première année. Les parents d’élèves boycottent la rentrée des classes du second semestre, soutenus par différentes ONG.

par Sinisa-Jakov Marusic

En ce jour de reprise des cours du second semestre pour les écoles primaires, le pays doit faire face au boycott des élèves albanais qui sont dorénavant obligés d’apprendre la langue macédonienne dès la première année du primaire.

L’introduction de l’enseignement de la langue macédonienne en première année pour les minorités, incluant les Albanais qui représentent un quart de la population, découle d’une décision du ministre de l’Éducation et des Sciences.

Cette décision a déclenché une résistance parmi les parents des élèves albanais, qui ont annoncé qu’ils boycotteraient les cours, alors que plusieurs ONG de Skopje, Tetovo et Gostivar ont soumis une initiative auprès de la Cour constitutionnelle appelant à l’annulation de cette décision.

Ils avancent que l’ajout d’une troisième langue en première année, en plus de leur langue maternelle et de l’anglais, serait de trop pour les élèves. Jusqu’à cette année, les étudiants des minorités n’étaient pas obligés d’apprendre le macédonien avant la troisième année.

Le ministre de l’Éducation et des Sciences, Nikola Todorov, a annoncé qu’il n’avait pas l’intention de reculer devant cette décision, ajoutant que les enfants ne devraient apprendre que les bases de la langue macédonienne.

Il a demandé aux maires des municipalités concernées de prévenir du boycott, qui est, a-t-il laissé entendre, très largement politisé.

Le dirigeant du parti politique représenté au gouvernement, Ali Ahmeti, du DUI, a dit récemment que la solution se trouverait suite à des discussions ouvertes.


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