Logo le Courrier des Balkans, le portail francophone des Balkans
filet
Austérité en Serbie : le gouvernement prend des mini-mesures anti-crise - Grèce : la radiotélévision publique ERT recommence à émettre - Macédoine : à Skopje, les habitants de Čair s’unissent pour défendre les espaces verts - Salaires, retraites : en Albanie, Sali Berisha rase gratis à quelques jours des élections - Bosnie-Herzégovine : Sarajevo enterre la petite Berina, « bébé sans papier » - 
Balkanophonie Abonnez-vous
La boutique en ligne A propos Livres ong liens Agenda
forums

B92

Serbie : accord de coalition signé entre le SPS, le SNS et URS

Traduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Mise en ligne : mercredi 11 juillet 2012
L’accord de coalition a été signé mardi 10 juillet. Le Parlement devrait voter le 23 juillet la confiance au nouveau gouvernement, dirigé par Ivica Dačić. Il réunira le Parti progressiste (SNS), le Parti socialiste (SPS), URS et les retraités du PUPS. Le nouveau gouvernement affirme son attachement à l’intégration européenne et à la « normalisation » de la situation au Kosovo.
JPEG - 20.7 ko
Mlađan Dinkić (URS), Aleksandar Vučić (SNS) et Ivica Dačić (SPS)

La veille, la signature de l’accord semblait encore incertaine, mais tous les obstacles ont été levés après une rencontre entre Ivica Dačić et les dirigeants du PUPS.


Retrouvez notre dossier :
Nouveau gouvernement en Serbie : les jeux sont faits, et Ivica Dačić remporte la mise


Un document de treize pages précise les objectifs politiques de la future coalition qui aura l’obligation d’agir d’un commun accord pour les mettre en œuvre et respecter la loi.

Le nouveau gouvernement se donne pour mission de lutter contre la corruption et la criminalité, de réformer l’administration de l’État, de veiller à la gestion professionnelle des entreprises publiques, au développement régional et à la décentralisation, à la liberté de la presse, aux services de santé et d’éducation ainsi qu’au développement scientifique.

Le nouveau gouvernement travaillera à accélérer le processus d’intégration à l’Europe et « investira de gros efforts pour obtenir une date pour le début des discussions d’accession à l’Europe ». Dans le même temps, le document déclare que « la Serbie ne reconnaitra pas le Kosovo indépendant ».

« Le futur gouvernement serbe veut normaliser la vie de tous les citoyens du territoire du Kosovo et Metohija. Il est nécessaire de mettre en œuvre tous les points techniques sur lesquels les discussions entre Belgrade et Pristina ont permis d’aboutir à un accord et de continuer le dialogue au niveau politique avec la participation des représentants aux plus haut niveau ». Le manifeste de coalition ajoute que la question du Kosovo et Metohija se réglera « par des moyens pacifiques, acceptant les résultats obtenus par le dialogue Belgrade-Pristina du gouvernement précédent ».

Le document précise que le nouveau gouvernement mènera une politique étrangère « équilibrée » et continuera d’améliorer sa coopération avec les pays voisins et « avec tous les pays du monde dans l’intérêt de la Serbie ».

Le document mentionne « la réconciliation entre les États voisins dans leurs frontières existantes », et précise qu’il souhaite avoir de bonnes relations avec le Monténégro, la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine, « dans le respect mutuel de leur souveraineté et de leur intégrité territoriale ». La Serbie préconise le plein respect des Accords de Dayton et le développement de toutes les formes de coopération avec la Republika Srpska de Bosnie-Herzégovine.

En ce qui concerne la politique économique du pays, le document précise que des mesures urgentes pour diminuer le déficit budgétaire seront prises en septembre prochain, et annonce « des mesures radicales visant à réduire la bureaucratie et à éliminer toutes les dépenses superflues de l’Etat ». Le nouveau gouvernement entend aussi continuer les négociations avec le FMI et la Banque mondiale. La Serbie mettra en œuvre un programme de consolidation fiscale, adoptera une nouvelle loi sur les offres publiques, réformera le système fiscal et « doublera le budget consacré à l’agriculture ». Les pensions et leur salaires ne seront pas gelés, mais leur augmentation la première année du mandat gouvernemental se fera « en harmonie » avec les contraintes budgétaires.

Les partis de la nouvelle coalition gouvernementale promettent d’être fermes « pour pénaliser toutes les formes de monopoles et toutes les formes de pratiques qui entravent la libre concurrence ».