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Lundi 3 décembre, un commando de militants de Nouvelle Serbie et du Parti radical serbe (SRS) a attaqué l’émission « Peščanik », qui devait être enregistrée en public à Arandjelovac.
Près de 200 sympathisants du SRS et de Nouvelle Serbie ont empêché le déroulement de l’émission, qui devait être enregistrée dans la Maison de la Culture d’Arandjelovac. Une cinquantaine d’entre eux ont violemment pénétré dans la salle, où quelque cent citoyens attendaient le début du débat, qui devait réunir Mirko Djordjević, Vesna Rakić-Vodinelić, Teofil Pančić, Miljenko Dereta et Petar Luković.
Un groupe de militants de Nouvelle Serbie (NS), le parti du ministre Velimir Ilić, était venu de la ville voisine de Topola. Ils ont été rejoints par des militants locaux du SRS.
Cette scandaleuse attaque contre les médias et la liberté d’expression a été condamnée par de très nombreuses personnalités publiques de Serbie, par les partis politiques du camp démocratique, ainsi que par le Président de la République Boris Tadić.
Nouvelle Serbie a officiellement revendiqué l’attaque, en expliquant qu’il s’agissait d’une émission « anti-serbe et anticonstitutionnelle » faisant partie de la campagne menée par le Parti libéral-démocrate (LDP) avec le soutien de médias comme B92.
Plus démocrate en l’occurrence que le parti du ministre Ilić, le chef du groupe parlementaire radical, Tomislav Nikolić, a estimé que la police aurait dû garantir la tenue du débat.












