L’enquête menée par les experts de l’agence ATF sur les raisons de l’explosion du dépôt de munitions de Gërdec, près de Tirana, le 15 mars dernier, met en évidence au moins trois pistes qui rejettent la faute de l’explosion sur les Américains. L’explosion aurait été due aux brouettes qui servaient à transporter la poudre depuis la zone du démontage jusqu’aux containers spécifiques prévus pour leur collecte.
Les experts de l’agence ATF étaient chargés d’accumuler les preuves nécessaires pour comprendre la raison de l’explosion fatale de la fabrique de désarmement des obus de l’armée albanaise, qui a eu lieu le 15 mars 2008 à Gërdec, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale Tirana. Des sources sûres auprès du Parquet général ont affirmé que le rapport volumineux élaboré par six experts de l’ATF est arrivé dans cette institution et qu’il est en cours de traduction, pour être mis à la disposition du groupe d’enquête chargé de l’affaire.
Une seule pièce du rapport volumineux a été traduite jusqu’ici, malgré la mobilisation de tous les traducteurs de la langue anglaise du Parquet général. Après une rapide observation préalable du rapport, les enquêteurs ont pu mettre en évidence au moins trois pistes qui rejettent la faute de l’explosion sur les Américains. Dans les trois pistes, les experts ont travaillé au moins dix jours sur le terrain pour confirmer leur doute selon lequel l’explosion était due aux brouettes qui servaient à transporter la poudre depuis la zone du démontage jusqu’aux containers spécifiques prévus pour leur collecte.
Le rapport des experts de l’ATF souligne que la première variante a été une opération de soudage de la brouette, après que l’ordre a été donné de remettre la poudre à l’intérieur du dépôt à cause des conditions atmosphériques. Un des soudeurs aurait été à l’origine du départ de feu après avoir remis la poudre sur la brouette encore chaude de l’opération. La seconde variante des experts établit la possibilité de l’entrechoc de deux brouettes pendant le transport de la poudre. Enfin, la troisième variante renvoie à la création d’une étincelle dans les roues d’une brouette qui aurait suffi pour que la poudre prenne feu.
Pour ces trois versions, les experts de l’ATF ont étayé leurs suppositions par des preuves récoltées sur le terrain, en commençant par les témoignages des survivants, l’explosion et les preuves ramassées sur le lieu de l’explosion, notamment sur le cratère. On apprend aussi que le rapport, qui est encore en cours de traduction, donne une présentation précise et détaillée de la situation et des processus utilisés dans l’atelier de démontage de Gërdec.












