Il y a des villes qui se dévoilent en surface, et d’autres qui murmurent leurs secrets à ceux qui prennent le temps d’écouter. Budva, perle du littoral monténégrin, attire chaque été des milliers de visiteurs pour ses plages dorées et ses eaux turquoise. Mais derrière les parasols et les cocktails, une autre Budva existe. Une ville plus ancienne, plus mystérieuse, où les pierres parlent et les ruelles cachent des trésors oubliés. Oubliez un instant les cartes postales : voici les lieux que les guides touristiques ne mentionnent presque jamais.
Le vieux monastère de Podmaine, gardien silencieux des siècles
À seulement deux kilomètres du centre animé de Budva, le monastère de Podmaine se dresse, paisible, à flanc de colline. Entouré de cyprès et de silence, il semble suspendu dans le temps.
Fondé au XVe siècle, ce monastère orthodoxe a vu passer les siècles, les conflits, les empires. Ses fresques, partiellement effacées par le temps, racontent des histoires oubliées. “Quand j’entre ici, j’ai l’impression de quitter le monde moderne”, confie Jelena, une habitante de Budva. “C’est un lieu de paix, mais aussi de mémoire.”
Peu de touristes s’y aventurent, préférant les plages de Mogren ou de Jaz. Pourtant, depuis la cour du monastère, la vue sur la mer Adriatique est à couper le souffle. Et le silence, presque sacré, contraste avec le tumulte de la ville en contrebas.
La grotte bleue de Budva : un secret sous-marin bien gardé
Loin de la foule, accessible uniquement par bateau ou kayak, la grotte bleue de Budva est un joyau naturel encore méconnu. Située à quelques encablures de la péninsule de Zavala, elle offre une expérience presque irréelle.
À midi, quand le soleil frappe la mer à la verticale, l’eau à l’intérieur de la grotte devient d’un bleu fluorescent. “C’est comme plonger dans une autre dimension”, raconte Marko, guide local. “Même après dix ans, je ne m’en lasse pas.”
La grotte mesure à peine 15 mètres de large, mais sa beauté hypnotise. L’eau y est si claire qu’on aperçoit les poissons évoluer entre les rochers, comme suspendus dans l’air. Très peu de visiteurs prennent le temps de s’y rendre, préférant les excursions plus populaires vers l’île de Sveti Nikola.
Le quartier de Gospostina : ruelles, chats et mystères
À quelques pas de la vieille ville, le quartier de Gospostina semble figé dans une autre époque. Ses ruelles étroites, pavées et bordées de maisons en pierre, abritent une vie discrète, loin des circuits touristiques.
C’est ici que vivent encore les anciens de Budva, ceux qui se souviennent du temps où la ville n’était qu’un village de pêcheurs. “Chaque pierre a une histoire”, affirme Petar, 82 ans. “Ici, on se connaît tous. Et les chats aussi.”
En effet, Gospostina est aussi célèbre pour ses dizaines de chats errants, nourris et choyés par les habitants. Ils dorment sur les rebords de fenêtres, se promènent sur les toits, et semblent être les véritables gardiens du quartier.
Le soir, quand les lumières s’allument doucement, Gospostina prend des allures de décor de cinéma. Un lieu parfait pour ceux qui cherchent l’âme authentique de Budva.
La forteresse oubliée de Kosmač, perchée au-dessus des nuages
Au-dessus de Budva, à plus de 800 mètres d’altitude, une silhouette se devine dans le brouillard : la forteresse de Kosmač. Construite au XIXe siècle par l’Empire austro-hongrois, elle servait de poste d’observation stratégique.
Aujourd’hui, elle est en ruines. Mais quelle ruine majestueuse. Les murs, envahis par la végétation, semblent se fondre dans la montagne. “C’est un endroit que peu de gens connaissent, même ici”, avoue Luka, randonneur passionné. “Mais la vue depuis là-haut… c’est comme regarder le monde depuis un autre temps.”
Le vent y souffle fort, et le silence est total. On y accède après une randonnée d’environ deux heures, depuis le village de Brajići. Une récompense pour les curieux, les rêveurs et les amoureux de lieux oubliés.
Le jardin botanique secret de Zavala
Sur la péninsule de Zavala, coincé entre deux complexes hôteliers modernes, un petit jardin botanique résiste à l’urbanisation. Créé dans les années 1960 par un professeur de biologie passionné, il n’apparaît sur aucune carte touristique.
On y trouve plus de 200 espèces de plantes, certaines endémiques du Monténégro, d’autres rapportées des quatre coins du monde. Des figuiers centenaires, des aloès géants, des herbes médicinales oubliées.
“Mon père a planté chaque arbre de ses mains”, raconte Ana, la fille du fondateur. “Aujourd’hui, je m’en occupe seule. C’est notre coin de paradis.”
Le jardin est ouvert à ceux qui savent où frapper. Pas de panneau, pas de billetterie. Juste un petit portail rouillé, et un monde végétal qui s’ouvre à ceux qui osent entrer.
La plage fantôme de Drobni Pijesak, entre falaises et légendes
À première vue, Drobni Pijesak ressemble à une plage comme les autres. Mais ceux qui s’y rendent tôt le matin, avant l’arrivée des baigneurs, ressentent quelque chose d’étrange. Un calme surnaturel, presque inquiétant.
Selon une vieille légende locale, la plage aurait été le théâtre d’un naufrage tragique au XVIIIe siècle. On dit que certains soirs, quand le vent souffle du sud, on peut entendre les voix des marins perdus.
“Je ne sais pas si c’est vrai, mais je peux vous dire que cet endroit a une énergie particulière”, confie Milica, photographe amateur. “C’est ma plage préférée, justement parce qu’elle n’est pas parfaite.”
Entourée de falaises abruptes et accessible uniquement par un chemin escarpé, Drobni Pijesak reste à l’écart du tourisme de masse. Un lieu pour ceux qui aiment les histoires, les mystères, et les grains de sable qui collent à la peau.
Budva ne se résume pas à ses plages bondées et à ses clubs de nuit. Elle cache, entre ses collines et ses ruelles, un autre visage. Plus ancien, plus intime, plus vrai. Peut-être faut-il simplement savoir où regarder… ou oser se perdre.
L’auteur a utilisé l’intelligence artificielle pour approfondir cet article.

Originaire de Pristina, Fevza est une experte en géopolitique ayant travaillé avec plusieurs ONG internationales. Son expertise dans les relations internationales et les enjeux migratoires offre une perspective unique sur les dynamiques transfrontalières des Balkans.






Budva a vraiment des trésors à découvrir. Ces lieux cachés sont une belle invitation à explorer le passé et la nature.
Budva, c’est plus qu’une carte postale. On y croise des mystères et des paysages qui vous donneront des frissons. Avez-vous déjà exploré ces secrets ?
Fevza, ton article révèle une Budva cachée et fascinante. J’adore découvrir ces trésors méconnus, surtout sous l’angle historique et naturel. Bravo !