Au lever du jour, un grondement sourd brise le silence des montagnes. Le train s’ébranle lentement, quittant les faubourgs de Belgrade. À bord, des voyageurs somnolents, des sacs chargés de souvenirs, et une promesse : celle d’un périple inoubliable à travers les Balkans, jusqu’aux rives de l’Adriatique. Ce n’est pas un simple trajet. C’est une traversée du temps, de l’histoire, des paysages vertigineux. Bienvenue à bord du train Belgrade-Bar.
Une ligne née d’un rêve titanesque
L’histoire de cette voie ferrée tient presque du roman. Lancée dans les années 1950 sous la Yougoslavie de Tito, la ligne Belgrade-Bar fut l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux du bloc de l’Est. Il fallut plus de 25 ans pour achever les 476 kilomètres de rails, creuser 254 tunnels, ériger 435 ponts, et dompter les reliefs les plus récalcitrants des Balkans.
Le pont de Mala Rijeka, haut de 200 mètres, fut longtemps le plus haut viaduc ferroviaire du monde. Suspendu entre ciel et montagne, il symbolise à lui seul la démesure et la persévérance de ce projet.
« Mon père a travaillé sur ce chantier pendant dix ans », raconte Marko, un retraité monténégrin. « Il disait que chaque mètre gagné sur la montagne était une victoire. »
Aujourd’hui encore, cette ligne reste un exploit d’ingénierie, mais aussi un témoin silencieux de l’époque socialiste et de ses rêves d’unité.
Une traversée de paysages à couper le souffle
Dès les premiers kilomètres, le décor change. Les plaines serbes cèdent la place aux collines boisées, puis aux gorges profondes de la rivière Morava. Le train serpente, grimpe, s’enfonce dans l’ombre des tunnels, ressort au soleil, frôle des précipices.
Les vitres deviennent des écrans de cinéma. À chaque virage, un nouveau tableau : des forêts denses, des villages perchés, des moutons qui paissent sur des pentes improbables. Puis vient le clou du spectacle : les montagnes du Monténégro.
« J’ai pris ce train trois fois, et chaque fois j’ai découvert quelque chose de nouveau », confie Eva, une touriste allemande. « C’est comme un voyage dans un film. »
L’approche de Bar, sur la côte adriatique, marque le grand final. Après des heures de montagnes, la mer surgit soudain, bleue et étincelante. Le contraste est saisissant.
Des wagons pleins d’histoires
À bord, les passagers viennent de partout. Locaux, routards, familles, étudiants. Le train est un lieu de rencontres, de confidences, parfois d’imprévus.
« On partage des pommes, des chansons, des anecdotes », sourit Jelena, une étudiante serbe. « C’est un peu comme une auberge roulante. »
Le train circule encore avec des wagons anciens, parfois vieillissants, mais pleins de charme. Les sièges grincent, les fenêtres s’ouvrent difficilement, mais l’ambiance est unique. On y parle serbe, monténégrin, anglais, allemand, parfois tout à la fois.
Certains wagons sont climatisés, d’autres non. Il arrive que le train prenne du retard — parfois plusieurs heures. Mais ici, le temps semble suspendu. Le voyage compte plus que l’horaire.
Un trajet économique et accessible
Malgré son caractère mythique, le train Belgrade-Bar reste étonnamment abordable. Un billet en seconde classe coûte autour de 20 euros. Des compartiments couchettes sont disponibles pour les trajets de nuit, moyennant un supplément modeste.
« C’est l’un des plus beaux trajets d’Europe pour ce prix-là », estime Thomas, un blogueur voyageur. « Et on peut même y embarquer son vélo. »
Le train circule généralement une fois par jour en basse saison, et jusqu’à deux fois en été. Il faut compter entre 10 et 12 heures de trajet, selon les conditions.
Des agences proposent aussi des réservations à l’avance, mais il est souvent possible d’acheter son billet directement en gare, même le jour du départ.
Une ligne menacée… mais résistante
Comme beaucoup de lignes ferroviaires anciennes, celle-ci a connu des périodes de doute. Manque d’entretien, retards fréquents, incidents techniques… Certains craignaient sa fermeture.
Mais la ligne a résisté. En 2021, des travaux de modernisation ont été lancés sur plusieurs tronçons. De nouvelles locomotives sont à l’essai. Le Monténégro mise sur le rail pour renforcer son tourisme intérieur.
« Le train est notre colonne vertébrale », affirme Nikola, un cheminot monténégrin. « Sans lui, des dizaines de villages seraient isolés. »
Des initiatives citoyennes et culturelles ont aussi vu le jour pour valoriser ce patrimoine unique. Des documentaires, des expositions, des récits de voyageurs contribuent à entretenir la flamme.
Un voyage entre passé et avenir
Prendre le train entre Belgrade et Bar, c’est bien plus qu’un simple déplacement. C’est une immersion dans les Balkans profonds, un hommage à l’ingéniosité humaine, un trait d’union entre deux mondes.
C’est aussi une invitation à ralentir, à observer, à rencontrer. À une époque où tout va vite, ce train rappelle qu’il existe encore des chemins où l’on prend le temps.
Et si ce voyage devenait, pour vous aussi, un rite de passage ? Une parenthèse suspendue, entre montagnes et mer, entre mémoire et mouvement ?
L’auteur a utilisé l’intelligence artificielle pour approfondir cet article.

Originaire de Pristina, Fevza est une experte en géopolitique ayant travaillé avec plusieurs ONG internationales. Son expertise dans les relations internationales et les enjeux migratoires offre une perspective unique sur les dynamiques transfrontalières des Balkans.






Ce trajet est une belle façon de découvrir les Balkans. Le train, c’est l’entraide, les rencontres. Une expérience à ne pas manquer !
Ce voyage en train, c’est comme une machine à remonter le temps. Des montagnes aux rivières, on s’y perd avec plaisir ! Qui veut m’accompagner?
Fevza, j’adore l’idée d’un voyage en train révélateur des paysages diversifiés et de l’histoire des Balkans. Cela incite à la découverte !
C’est bien beau tout ça, mais combien de temps on passera à attendre le train au final ? Pas sûre que ça vaille le coup.
Fevza, votre article évoque des paysages fascinants et une histoire riche. Ce voyage en train semble véritablement magique, merci de partager cette découverte !
Ce voyage en train à travers les Balkans a l’air d’être une aventure magique ! J’adore l’idée de ralentir et d’observer le monde.
Le train Belgrade-Bar, c’est plus qu’un trajet. C’est une aventure qui fait rêver et qui nous rappelle l’importance de prendre le temps.
Ce trajet semble incroyable, un véritable voyage à travers l’histoire et la beauté des Balkans. J’aimerais vraiment vivre cette expérience un jour !