Un tunnel oublié en Croatie relie deux villages séparés depuis 100 ans

Un tunnel oublié en Croatie relie deux villages séparés depuis 100 ans

Un matin d’automne, dans une vallée reculée de Croatie, des ouvriers posant une conduite d’eau ont heurté une paroi de pierre étrange. En creusant plus profondément, ils ont mis au jour une ouverture voûtée, scellée par le temps. Ce qu’ils ont découvert derrière allait bouleverser l’histoire locale… et raviver un lien que l’on croyait perdu à jamais.

Une découverte accidentelle dans les montagnes de Lika

La scène se déroule près du village de Donji Lapac, niché dans les montagnes de Lika, non loin de la frontière bosniaque. Le 12 octobre dernier, une équipe de travaux publics creusait un fossé pour une installation hydraulique. À 1,8 mètre sous terre, leur pelleteuse a heurté une surface dure et régulière.

« Au début, on pensait à un vieux mur de soutènement », raconte Luka Kovačević, chef d’équipe. « Mais quand on a vu la forme de l’arche, on a compris qu’il y avait quelque chose de bien plus ancien. »

Rapidement, les autorités locales sont alertées. Des archéologues sont dépêchés sur place. En quelques jours, ils dégagent l’entrée d’un tunnel maçonné, long, voûté et parfaitement conservé. L’ouverture donne sur un boyau sombre, qui s’enfonce sous la montagne.

Ce tunnel, personne n’en avait parlé depuis des générations.

Le lien perdu entre deux villages ennemis

Selon les premières analyses, le tunnel daterait du début du XXe siècle, probablement construit entre 1912 et 1914, à l’époque où la région faisait encore partie de l’Empire austro-hongrois. Il relierait Donji Lapac à un autre village, Kaldrma, situé à 7 kilomètres à l’est, de l’autre côté d’une chaîne de collines abruptes.

« Ce passage souterrain n’apparaît sur aucune carte moderne », explique Ivana Radić, historienne à l’université de Zagreb. « Mais dans les archives militaires de l’époque, on trouve des mentions d’un projet de tunnel ferroviaire inachevé, destiné à relier la ligne de Knin à Bihać. »

Le tunnel aurait été abandonné au début de la Première Guerre mondiale, puis oublié. Les deux villages, autrefois proches, se sont retrouvés isolés l’un de l’autre par les reliefs et les décennies de conflits. Pendant la guerre civile des années 1990, ils se sont même retrouvés dans des camps opposés.

« On disait que Kaldrma était à une journée de marche, mais personne n’y allait plus. On ne savait même plus qui y vivait », confie Mila Perković, 82 ans, habitante de Donji Lapac.

Un couloir figé dans le temps

L’exploration du tunnel a duré plusieurs semaines. Les premiers mètres étaient obstrués par des gravats, mais plus loin, les parois de pierre taillée sont intactes. Le sol est sec, les structures métalliques rouillées mais solides. Des inscriptions en allemand ancien sont encore visibles sur les murs.

« C’est comme si le temps s’était arrêté en 1914 », s’émerveille Marko Šarić, spéléologue croate. « On a même retrouvé des outils abandonnés, des rails de chariot, et des lanternes à huile. »

Le tunnel mesure 2,4 mètres de haut, 1,8 mètre de large, et s’étend sur un peu plus de 6,7 kilomètres. Il traverse une colline calcaire, avec une légère pente continue. À l’autre extrémité, les explorateurs ont débouché dans une forêt dense, à quelques centaines de mètres du village de Kaldrma.

Là aussi, la surprise a été immense.

La mémoire retrouvée des anciens

À Kaldrma, peu d’habitants avaient entendu parler du tunnel. Mais dans une maison en pierre, une vieille femme a reconnu une photo jaunie montrant un groupe d’ouvriers devant une arche de pierre.

« C’est mon grand-père », dit-elle en montrant un homme moustachu. « Il disait toujours qu’il avait travaillé dans la montagne, mais on pensait que c’était une légende. »

Des témoignages similaires ont émergé des deux côtés. Les anciens se souviennent d’histoires racontées au coin du feu, de sentiers interdits, de voix lointaines dans la montagne. Certains évoquent même des amours secrètes entre les deux villages, interrompues par la guerre.

« Mon arrière-grand-mère aurait rencontré son fiancé dans ce tunnel », raconte Ana, une étudiante venue de Split pour documenter l’histoire. « Leur histoire s’est arrêtée quand il a disparu pendant la guerre. Elle ne l’a jamais revu. »

Une renaissance symbolique

Depuis sa redécouverte, le tunnel attire des curieux, des journalistes, mais aussi des descendants des deux villages. Un projet de restauration est déjà à l’étude, soutenu par la municipalité de Gračac et le ministère de la Culture.

« Ce tunnel est plus qu’une structure oubliée. C’est un symbole de réconciliation », affirme le maire local, Petar Jurić. « Il relie deux peuples, deux histoires, deux douleurs. »

Des idées émergent : en faire un sentier de randonnée, un musée souterrain, ou même un passage piéton entre les deux villages. Certains rêvent d’une ligne de vélo-rail touristique qui suivrait le tracé initial.

Mais surtout, les habitants des deux villages recommencent à se parler.

« Pour la première fois depuis des décennies, des familles se sont revues », confie Luka Kovačević. « On a organisé un pique-nique près de l’entrée. On a chanté les mêmes chansons. »

Un secret encore partiellement enfoui

Malgré l’émotion, de nombreuses questions demeurent. Pourquoi le tunnel a-t-il été si bien caché ? Pourquoi n’a-t-il jamais été réutilisé, même après les guerres ? Et surtout : que reste-t-il encore à découvrir dans ses galeries secondaires, dont certaines semblent mener à des chambres latérales ?

Les archéologues ont demandé un financement pour une exploration complète. Des drones et des scanners 3D seront utilisés dans les mois à venir pour cartographier l’ensemble du réseau.

« Ce n’est peut-être que la partie visible d’un complexe plus vaste », suggère Ivana Radić. « À cette époque, les ingénieurs austro-hongrois construisaient souvent des galeries militaires, des dépôts, voire des abris secrets. »

Et si ce tunnel, oublié pendant un siècle, n’était que le début d’une histoire bien plus vaste ? Une histoire que la montagne avait gardée pour elle… jusqu’à aujourd’hui.

Il reste tant à comprendre sur ce passage oublié. Et si d’autres tunnels, ailleurs en Europe, attendaient encore d’être révélés ?

L’auteur a utilisé l’intelligence artificielle pour approfondir cet article.

3 commentaires sur “Un tunnel oublié en Croatie relie deux villages séparés depuis 100 ans

  1. Cette découverte est fascinante et montre à quel point l’histoire locale peut réunir des gens isolés. Un vrai symbole d’espoir et de réconciliation !

  2. C’est fascinant de penser que des histoires oubliées peuvent ressurgir d’un tunnel ! Qu’est-ce qu’on découvrira d’autre ? Peut-être des aliens ?

  3. Incroyable découverte ! Ce tunnel est un symbole parfait de la réconciliation. J’adore l’idée d’en faire un sentier de randonnée. Bravo aux explorateurs !

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