Les plages secrètes de l’Albanie du Sud : entre Dhermi et Ksamil

Les plages secrètes de l’Albanie du Sud : entre Dhermi et Ksamil

Une route sinueuse longe la côte, entre falaises calcaires et oliviers centenaires. À chaque virage, la mer Ionienne scintille un peu plus fort. Ici, en Albanie du Sud, le temps semble suspendu. Loin des circuits touristiques classiques, une poignée de plages secrètes résistent encore à l’agitation estivale. Entre Dhermi et Ksamil, un littoral préservé murmure des promesses de solitude, de nature brute et d’eaux turquoise. Mais pour les découvrir, il faut accepter de sortir des sentiers battus.

Une côte oubliée, entre montagnes et mer

La Riviera albanaise s’étend sur près de 120 kilomètres, entre Vlorë et Saranda. Mais c’est dans sa partie la plus méridionale, entre les villages de Dhermi et Ksamil, que se cachent les joyaux les plus discrets.

“Je viens ici depuis mon enfance, et chaque été, je découvre une crique que je ne connaissais pas”, confie Luan, un habitant de Himarë, en regardant l’horizon. “Il faut parfois marcher une heure, mais ça vaut chaque pas.”

Car ici, la nature impose ses règles. Les plages ne sont pas toujours accessibles en voiture. Certaines ne sont même visibles qu’en bateau ou après une randonnée à flanc de colline. Et c’est justement ce qui les rend si précieuses.

Gjipe : le secret bien gardé entre falaise et canyon

À mi-chemin entre Dhermi et Himarë, une piste poussiéreuse descend vers une gorge étroite. Au bout du chemin, Gjipe apparaît comme un mirage : une plage de galets blancs, encadrée par des falaises oranges, où un canyon s’ouvre vers l’intérieur des terres.

“C’est un endroit mystique”, murmure Anna, une voyageuse allemande venue camper sur place. “Le matin, on entend juste les cigales et le ressac. Et la nuit, les étoiles semblent plus proches.”

Gjipe n’a ni hôtel ni restaurant. Juste un petit bar de fortune et quelques emplacements pour tentes. L’électricité y est rare, et l’eau douce précieuse. Mais c’est justement cette simplicité qui attire les amoureux de nature brute.

Selon les autorités locales, moins de 500 personnes visitent Gjipe chaque jour en haute saison, contre plus de 5 000 pour les plages voisines de Dhermi. Un contraste saisissant.

Aquarium Beach : le joyau invisible depuis la route

À quelques kilomètres au sud de Himarë, un sentier discret descend vers une crique presque invisible depuis la route. Son nom : Aquarium Beach. Une eau cristalline, d’un bleu irréel, entoure les rochers plats où s’allongent quelques privilégiés.

“On a marché 30 minutes depuis la route principale, on n’a croisé personne”, raconte Léa, une touriste française. “Et là, on est tombés sur cette plage. C’était comme ouvrir une porte sur un autre monde.”

L’endroit doit son nom à la clarté de ses eaux : on y voit les poissons nager entre les galets, même à plusieurs mètres de profondeur. Aucun bar, aucune musique, juste le clapotis de la mer.

Ce type de plage, accessible uniquement à pied, tend à disparaître ailleurs sur la Méditerranée. Mais en Albanie, elles sont encore nombreuses, préservées par le relief escarpé et l’absence d’infrastructures massives.

Bunec et sa rivière qui rencontre la mer

Plus au sud, la plage de Bunec offre un spectacle rare : une rivière d’eau douce se jette directement dans la mer, créant une frontière naturelle entre deux portions de plage.

“L’eau est glacée d’un côté, tiède de l’autre”, sourit Erion, un pêcheur local. “Les enfants adorent ça. Et les poissons aussi.”

Bunec attire peu de visiteurs. Peut-être parce qu’elle est un peu à l’écart, ou parce qu’elle ne figure pas dans les guides traditionnels. Pourtant, elle offre un cadre unique, entre montagnes verdoyantes et mer d’un bleu profond.

Quelques bungalows en bois accueillent les voyageurs les plus curieux. Le soir, on y déguste du poisson grillé face au coucher de soleil, dans un silence presque total.

Kakome et Krorëza : les plages fantômes

Plus au sud encore, deux plages intriguent par leur isolement : Kakome et Krorëza. Longtemps interdites d’accès pour des raisons militaires, elles sont aujourd’hui accessibles uniquement par bateau ou via des sentiers escarpés.

“On a mis deux heures pour atteindre Krorëza à pied, mais on n’a croisé personne”, raconte Dritan, un guide local. “C’est comme si le monde avait oublié cet endroit.”

Ces plages sont vastes, bordées de pins maritimes, et totalement vierges. Pas d’hôtels, pas de bars, pas même de poubelles. Juste le sable, la mer, et parfois le cri d’un oiseau marin.

Selon certaines légendes locales, des trésors auraient été cachés dans ces criques pendant les guerres balkaniques. Personne ne les a jamais retrouvés. Mais ceux qui s’y rendent repartent avec un autre genre de trésor : celui d’une expérience hors du temps.

Ksamil : le contraste entre foule et solitude

Enfin, l’extrémité sud de la Riviera mène à Ksamil, souvent comparée aux Maldives pour ses îlots de sable blanc et ses eaux turquoise. Mais ici, l’affluence est bien réelle.

“En août, on peut avoir 10 000 personnes sur la plage en une journée”, admet un restaurateur local. “Mais à 15 minutes à pied, il y a encore des criques désertes.”

C’est ce paradoxe qui rend Ksamil fascinante. Derrière les parasols alignés et les bars de plage, des sentiers mènent à des coins oubliés, où l’on peut encore poser sa serviette seul face à la mer.

La proximité du parc national de Butrint, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ajoute à la magie du lieu. On peut passer de ruines antiques à une baignade solitaire en moins d’une heure.

L’Albanie du Sud semble jouer à cache-cache avec les voyageurs. À chaque détour, elle offre un fragment de Méditerranée sauvage, comme figée dans un autre temps. Mais pour combien de temps encore ces plages secrètes resteront-elles à l’abri des foules ? Peut-être est-il encore temps de les découvrir, avant qu’elles ne deviennent elles aussi des cartes postales.

L’auteur a utilisé l’intelligence artificielle pour approfondir cet article.

7 commentaires sur “Les plages secrètes de l’Albanie du Sud : entre Dhermi et Ksamil

  1. Ces plages, si authentiques, méritent d’être découvertes. Elles sont un vrai trésor, loin des foules. À préserver absolument !

  2. Ces plages albanaises sont un vrai secret ! Entre nature et solitude, c’est comme si le temps s’était arrêté. Pour les amateurs d’évasion, c’est le top !

  3. Fevza, cet article m’a emmené en voyage ! Ces plages secrètes en Albanie semblent vraiment à couper le souffle. Bravo pour votre plume.

  4. C’est joli et tout, mais les plages seraient bien plus agréables sans autant de gens. Ça perd tout son charme, sérieux.

  5. Fevza, cet article dévoile des trésors cachés. La beauté de ces plages méconnues mérite d’être préservée. Merci pour cette inspiration !

  6. L’Albanie du Sud a l’air incroyable ! Ces plages secrètes me donnent envie de partir à l’aventure et de découvrir la nature brute. C’est inspirant !

  7. L’Albanie du Sud est un trésor caché, un vrai coin de paradis. Ses plages secrètes sont à découvrir avant qu’elles ne soient envahies.

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