Un puits naturel au Monténégro serait sans fond selon les locaux

Un puits naturel au Monténégro serait sans fond selon les locaux

Au cœur des montagnes karstiques du Monténégro, dans une vallée oubliée du temps, les anciens murmurent encore des histoires à voix basse. Des récits transmis de génération en génération, tous tournant autour d’un gouffre noir, béant, que personne n’a jamais osé sonder jusqu’au bout. Ce puits, que les habitants appellent « Bezdan », serait sans fond. Et plus d’un y aurait perdu bien plus que la raison.

Une faille dans la terre… et dans la mémoire

À quelques kilomètres du village de Plužine, non loin du parc national de Durmitor, un trou béant s’ouvre dans la roche calcaire. De l’extérieur, rien de spectaculaire : une simple cavité d’environ deux mètres de diamètre, dissimulée sous les pins et les mousses. Mais à l’approche, une sensation étrange s’empare du visiteur. L’air devient plus frais, plus dense. Le silence, plus profond.

« Mon grand-père m’a toujours dit que ce puits n’a pas de fond. Que des hommes ont tenté de le descendre avec des cordes, mais qu’aucun n’a touché le sol », raconte Luka, un habitant du village voisin. « Un jour, ils ont même jeté une grosse pierre avec une lampe attachée. On ne l’a jamais revue. »

Les anciens parlent d’un bruit sourd, d’un écho qui ne revient jamais. Comme si la terre elle-même absorbait tout ce qu’on lui confie.

Des tentatives d’exploration… toutes avortées

Dans les années 1980, une équipe de spéléologues de Belgrade aurait tenté de cartographier le puits, selon un rapport non officiel retrouvé dans les archives du musée de Nikšić. L’équipe aurait descendu plus de 400 mètres de corde avant d’abandonner, faute de visibilité et de repères.

« Le câble de mesure s’est tendu à l’extrême, mais aucune paroi, aucun fond n’a été détecté », lit-on dans une note manuscrite. « L’écho était absent. La lumière disparaissait après quelques mètres. »

Plus récemment, en 2016, un groupe de géologues amateurs aurait lancé un drone équipé de capteurs thermiques et de caméras infrarouges. Le signal fut perdu après 12 minutes de descente, à environ 600 mètres de profondeur. L’appareil n’a jamais été retrouvé.

« C’est comme si quelque chose l’avait avalé », affirme Ivan Marković, l’un des membres de l’expédition. « Ce n’est pas un simple puits. C’est une faille. Une fracture dans la croûte terrestre… ou dans autre chose. »

Une formation géologique hors norme ?

Le Monténégro est connu pour ses paysages karstiques, où l’eau sculpte depuis des millénaires des cavernes, des gouffres et des rivières souterraines. Mais selon certains experts, le puits de Bezdan ne correspond à aucune formation typique.

« Ce type de cavité verticale, sans paroi visible et sans écho sonore, est extrêmement rare », explique Jelena Vuković, géologue à l’université de Podgorica. « Si la profondeur dépasse 500 mètres sans changement de température ou de pression, cela défie nos modèles actuels. »

Des hypothèses ont été avancées : un ancien conduit volcanique, une cheminée tectonique, ou même l’entrée d’une grotte encore inconnue. Mais aucune explication ne suffit à justifier l’absence totale de résonance acoustique et la disparition d’objets.

« Ce puits est un mystère géologique. Il pourrait s’agir d’un phénomène unique en Europe », conclut Jelena.

Des légendes locales plus anciennes que les cartes

Pour les habitants, le mystère dépasse la science. Le puits est entouré de récits anciens, bien avant l’arrivée des premiers cartographes. Certains parlent d’un portail vers le monde souterrain. D’autres évoquent un passage vers « le ventre de la montagne », où vivent les esprits des ancêtres.

« Ma mère disait qu’on entendait parfois des voix sortir du puits les nuits sans lune », confie Mira, 82 ans, habitante de Trsa. « Des murmures, comme des prières ou des chants. Mais il ne faut jamais y répondre. »

Une pierre gravée, retrouvée à proximité, porte une inscription en vieux slavon : « Garde ton silence, car ce qui écoute n’oublie jamais. » Personne ne sait qui l’a placée là, ni quand.

Une attraction discrète pour les curieux… et les courageux

Malgré son isolement, le puits attire chaque année une poignée de passionnés, d’explorateurs ou de simples curieux. Certains viennent avec des instruments de mesure, d’autres juste avec une lampe et un enregistreur audio. Tous repartent avec le même sentiment : celui d’avoir frôlé quelque chose d’incompréhensible.

« J’ai ressenti une pression étrange dans la poitrine, comme si l’air lui-même pesait plus lourd », témoigne Sophie, une touriste française venue en 2022. « Et ce silence… Ce n’était pas normal. On aurait dit que le monde s’arrêtait à cet endroit précis. »

Aucune infrastructure n’entoure le site. Pas de barrières, pas de panneaux. Le puits est là, brut, offert à ceux qui osent s’en approcher. Mais les locaux préviennent : mieux vaut ne pas trop s’y attarder.

Et si ce vide n’était pas un simple gouffre ?

Au-delà des considérations géologiques ou folkloriques, une question persiste : pourquoi ce puits fascine-t-il autant ? Est-ce la peur du vide, la promesse d’un mystère non résolu, ou le sentiment que certaines choses doivent rester cachées ?

« L’homme a toujours voulu explorer l’inconnu », dit le professeur Milan Petrović, anthropologue. « Mais parfois, l’inconnu nous regarde aussi. Et ce puits… il regarde. »

Personne ne sait ce qu’il y a au fond. Peut-être rien. Peut-être quelque chose que nous ne sommes pas prêts à comprendre. Le Monténégro, avec ses montagnes silencieuses et ses vallées oubliées, garde ses secrets mieux que quiconque.

Alors, faut-il tenter de percer le mystère, ou accepter que certains gouffres ne sont pas faits pour être explorés ?

L’auteur a utilisé l’intelligence artificielle pour approfondir cet article.

2 commentaires sur “Un puits naturel au Monténégro serait sans fond selon les locaux

  1. Ce gouffre me fascine. C’est un lieu chargé de mystère, où science et légende se croisent. Parfois, il vaut mieux laisser l’inconnu intact.

  2. Ce puits mystique, c’est un peu comme le trou noir des montagnes. Qui sait ce qui se cache là-dedans ? Peut-être un club secret d’explorateurs comiques !

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