Il y a des endroits que l’on évite sans vraiment savoir pourquoi. Des lieux où l’air semble plus dense, le silence plus pesant. En Croatie, nichée entre les collines verdoyantes de la région de Lika, une forêt attire depuis des décennies les regards inquiets… et les oreilles attentives. Car une fois la nuit tombée, elle chante. Ou plutôt, elle murmure. Des sons étranges, inclassables, qui glacent le sang des rares curieux à s’y aventurer. Et dans les villages alentour, on préfère ne pas en parler. Ou du moins, pas trop fort.
Une forêt oubliée au cœur de la Croatie
La forêt de Čudna, dont le nom signifie littéralement « étrange » en croate, s’étend sur près de 1 200 hectares à l’écart des sentiers touristiques. Elle n’apparaît sur aucune carte officielle, ou presque. Les habitants de la région la connaissent bien, mais évitent d’y pénétrer, surtout à la tombée du jour.
“Mon grand-père m’interdisait formellement d’y aller après le coucher du soleil. Il disait que la forêt n’aimait pas être dérangée”, confie Ana, une habitante du village de Gospić, situé à une quinzaine de kilomètres.
Ce n’est pas la beauté des lieux qui inquiète. Au contraire, la forêt est d’une richesse rare : hêtres centenaires, mousse épaisse, ruisseaux limpides. Mais dès la nuit tombée, tout change. Des sons apparaissent, sans explication logique. Des bruissements, des gémissements, parfois des voix, selon certains témoignages. Et personne, jusqu’à présent, n’a su en déterminer la source.
Des sons inexplicables enregistrés par des scientifiques
Intrigués par les récits locaux, des chercheurs de l’université de Zagreb ont décidé en 2021 d’installer des capteurs sonores dans la forêt. Pendant plusieurs semaines, ils ont enregistré les bruits nocturnes, espérant y trouver une explication rationnelle.
Les résultats ont été pour le moins déconcertants.
“Nous avons capté des fréquences très basses, autour de 18 Hz, que l’oreille humaine perçoit à peine, mais qui peuvent provoquer une sensation d’angoisse ou de malaise”, explique le professeur Ivan Radić, bioacousticien. “Mais il y avait aussi d’autres sons, plus nets, comme des chuchotements ou des grincements, sans aucune source identifiable.”
Les scientifiques n’ont trouvé ni animal, ni phénomène géologique pouvant expliquer l’ensemble des enregistrements. Aucun vent fort, aucun déplacement de branches, aucun écho naturel ne correspondait aux sons captés.
“C’est comme si la forêt avait sa propre respiration, sa propre voix”, ajoute Radić.
Des légendes anciennes qui traversent les générations
Si la science tâtonne, les habitants, eux, ont leur propre version. Depuis des siècles, des histoires se transmettent autour de la forêt de Čudna. On raconte qu’elle serait le refuge des “šumski ljudi”, des esprits sylvestres qui protègent la nature et punissent ceux qui la dérangent.
“Mon arrière-grand-mère parlait d’une femme vêtue de feuilles qui apparaissait aux voleurs de bois”, se souvient Luka, 42 ans, bûcheron de la région. “Elle ne parlait pas, mais ses yeux suffisaient à faire fuir les plus téméraires.”
D’autres évoquent des disparitions. Des chasseurs qui ne sont jamais revenus. Des animaux retrouvés morts, sans blessure apparente. Des appareils électroniques qui cessent de fonctionner à l’orée du bois.
Le folklore croate regorge de créatures mythiques, mais la forêt de Čudna semble concentrer à elle seule une densité inhabituelle de récits troublants.
Un silence pesant autour de la forêt
Malgré les témoignages, peu de gens acceptent d’en parler devant une caméra ou un micro. Dans les villages voisins, le sujet est souvent évité. Certains baissent les yeux, d’autres changent de conversation.
“On apprend vite à ne pas poser de questions”, glisse Jelena, propriétaire d’un petit gîte rural. “Quand on vit ici, on respecte certains silences.”
Même les autorités locales semblent peu enclines à évoquer la forêt. Aucune signalisation ne la mentionne, et les rares sentiers qui y mènent sont à peine entretenus. C’est comme si on préférait qu’elle reste invisible, oubliée.
Une journaliste locale, Martina Kovač, a tenté à plusieurs reprises d’enquêter sur les phénomènes. “J’ai reçu des appels anonymes me conseillant d’arrêter. Rien de menaçant, mais suffisamment clair pour comprendre que ce n’était pas une bonne idée.”
Des tentatives d’exploration avortées
En 2019, un groupe d’urbexeurs croates a tenté de passer une nuit dans la forêt. Équipés de caméras thermiques et de microphones directionnels, ils espéraient documenter les sons mystérieux. Leur expérience n’a duré que trois heures.
“On a entendu des pas, comme si quelqu’un marchait autour de nous. Mais on ne voyait rien. Puis un de nos micros s’est mis à grésiller sans raison. On a eu l’impression que l’air devenait plus lourd. On est partis sans demander notre reste”, raconte Marko, l’un des membres du groupe.
Leurs vidéos, publiées sur YouTube, ont été visionnées plus de 2 millions de fois. Mais aucune preuve tangible n’a pu être tirée de leurs images. Juste une ambiance pesante, et des regards inquiets.
Depuis, plus personne n’a tenté l’expérience.
Et si la forêt nous renvoyait à quelque chose de plus profond ?
Au fond, ce n’est peut-être pas la forêt qui est étrange. Peut-être est-ce notre incapacité à l’écouter, à la comprendre, qui nous effraie. Dans un monde saturé de bruit et de lumière, un lieu où le silence est habité dérange.
Les sons de Čudna ne sont peut-être que le reflet de notre propre trouble face à ce que nous ne contrôlons pas. Une mémoire ancienne, enfouie dans les racines, qui murmure encore à ceux qui veulent bien entendre.
Et si certaines forêts n’étaient pas faites pour être explorées, mais simplement respectées ?
L’auteur a utilisé l’intelligence artificielle pour approfondir cet article.

Originaire de Pristina, Fevza est une experte en géopolitique ayant travaillé avec plusieurs ONG internationales. Son expertise dans les relations internationales et les enjeux migratoires offre une perspective unique sur les dynamiques transfrontalières des Balkans.






Cet article est captivant. La forêt de Čudna nous rappelle l’importance de respecter la nature et les mystères qu’elle renferme.
C’est fascinant ! Qui aurait cru qu’une forêt pouvait avoir sa propre voix ? Parfois, le mystère est plus captivant que la réalité.
Fevza, cet article sur la forêt de Čudna m’a captivé! Les mystères de la nature sont fascinants. Bravo pour cette exploration!
C’est étrange tout ça. On dirait que la forêt cache des choses qu’on ne doit pas savoir. Perso, ça me fait flipper.
Fevza, cet article m’a profondément touché. La forêt de Čudna est un trésor à préserver, un reflet de notre rapport à la nature.
C’est fou comme une forêt peut nous parler sans mots. J’adore l’idée que la nature ait ses propres secrets à révéler!
Cette forêt me fascine et me fait peur à la fois. Respectons la nature, elle a des secrets à nous révéler!
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C’est fascinant de voir comment un lieu peut susciter autant de mystère et de peur. Cela nous renvoie à notre propre rapport à la nature.
Cette forêt, c’est comme un film d’horreur en direct ! On dirait un épisode de ‘Stranger Things’ mais en plein milieu de la Croatie. À visiter avec précaution !
Cette forêt semble être un tableau vivant, où l’étrange et la beauté dansent ensemble. On ressent le poids des mystères qui l’habitent.